8 mars : pourquoi ce n’est pas “la journée de la femme” mais la Journée internationale des droits des femmes
Chaque année, le 8 mars revient avec son lot de fleurs, de promotions marketing et de messages bien intentionnés…
Pourtant, il y a une confusion qui persiste encore.
Le 8 mars n’est pas la “journée de la femme”.
C’est la Journée internationale des droits des femmes.
Et ce n’est pas un détail de vocabulaire.
C’est un rappel essentiel.
Parce que cette journée n’a jamais été créée pour célébrer une féminité idéalisée ou distribuer des roses.
Elle existe pour rappeler une réalité simple : les droits des femmes restent fragiles et incomplets, partout dans le monde.
Pourquoi le 8 mars existe vraiment
La Journée internationale des droits des femmes trouve ses racines dans les luttes ouvrières et féministes du début du XXᵉ siècle.
Les femmes se mobilisaient alors pour :
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de meilleures conditions de travail
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le droit de vote
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l’égalité salariale
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la reconnaissance de leurs droits fondamentaux
En 1977, l’Organisation des Nations Unies a officiellement reconnu le 8 mars comme journée internationale dédiée aux droits des femmes.
L’objectif n’a jamais été de célébrer les femmes comme une catégorie abstraite.
L’objectif est de rappeler les combats encore nécessaires pour atteindre une véritable égalité.
Les inégalités femmes-hommes existent toujours
On pourrait croire que ces luttes appartiennent au passé.
Mais les chiffres racontent une autre réalité.
Les inégalités salariales persistent
En France, les femmes gagnent encore environ 15 % de moins que les hommes à poste équivalent.
Si l’on regarde l’ensemble des revenus (temps partiel, interruptions de carrière, secteurs moins valorisés), l’écart peut atteindre près de 24 % selon l’INSEE.
Autrement dit : à travail comparable, l’égalité économique reste incomplète.
Les violences envers les femmes restent massives
Dans le monde, 1 femme sur 3 sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
En France, plus de 100 féminicides sont recensés chaque année, selon les données du Ministère de l’Intérieur.
Derrière ces chiffres, il y a des vies, des familles, des histoires.
Et la preuve que la sécurité des femmes reste un enjeu majeur.
La charge mentale pèse encore largement sur les femmes
Même lorsque les deux partenaires travaillent, la répartition des tâches reste très inégale.
En France, les femmes assurent encore près de 70 % des tâches domestiques selon l’INSEE.
Cette fameuse charge mentale invisible :
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penser aux rendez-vous
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organiser le quotidien
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anticiper les besoins de tout le monde
Une responsabilité constante… souvent silencieuse.
Derrière les chiffres, une réalité plus intime
Les statistiques racontent une partie de l’histoire.
Mais il existe aussi une réalité plus discrète.
Beaucoup de femmes ont appris à :
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porter beaucoup
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donner énormément
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s’oublier un peu trop souvent
Et parfois, le premier droit que l’on oublie d’exercer…
c’est simplement le droit de se choisir soi-même.
Se reconnecter à sa valeur : un acte puissant
Chez Les Murmures de la Chouette, je crois profondément à quelque chose de simple.
Quand une femme :
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se reconnecte à sa valeur
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s’autorise à écouter son intuition
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refuse de porter seule tout le poids du monde
alors quelque chose change.
En elle.
Et autour d’elle.
Une révolution silencieuse
Une femme qui se respecte commence à poser des limites.
Une femme qui se reconnecte à son intuition cesse de se trahir.
Une femme qui reconnaît sa valeur n’accepte plus de s’effacer.
Et ces transformations ne font pas toujours de bruit.
Elles sont parfois discrètes.
Intimes.
Silencieuses.
Mais profondément puissantes.
Parce qu’une femme qui s’éveille
n’est plus une femme qui s’oublie.
Et ça…
c’est déjà une révolution.
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